Un football toujours plus international

Par Laurent NICOLLIN

A l’instar de nombre de secteurs, un vent de mondialisation souffle sur le football.

Les premiers à en avoir bénéficié sont les footballeurs professionnels qui sur notre continent européen, depuis la jurisprudence Bosman (1995) peuvent franchir allègrement les frontières. En effet, un sportif bénéficie sur la plupart d’entre nous d’un avantage considérable : l’exercice de son art ne nécessite pas de maitriser la langue de Shakespeare ou toute autre, son talent s’exprimant sur le terrain, par des gestes techniques qui laisseront sans voix, les amateurs que nous sommes.

Si les sportifs ont l’habitude de s’exporter, on constate au niveau de nos structures une volonté toujours plus forte de discuter au niveau européen ou mondial de notre environnement économique, sportif et même social.

J’en veux pour preuve la tenue la semaine dernière à Istanbul de la 28ème Assemblée Générale de l’ECA (European Club Association) qui regroupe 246 clubs adhérents venant de 55 pays et qui aura joué un rôle très important dans l’évitement de la création d’une Super League en 2021. Ou la signature le 26 septembre dernier de la Convention conclue entre l’association mondiale des ligues de football (World Leagues Forum) et la FIFPRO (regroupant 66 syndicats de joueurs du monde entier) visant sous l’égide de l’Organisation Internationale du Travail à créer les conditions d’un socle commun du dialogue social. L’accord promeut et protège au niveau mondial le principe de négociation paritaire entre représentants des employeurs et des employés et fait la promotion de conditions de travail justes dans le football.

Ces différents acteurs : ECA, WLF, FIFPRO, … viennent rappeler aux instances internationales que sont l’UEFA ou la FIFA que la Lex Sportiva ne peut s’écrire sans tenir compte de l’ensemble des contreparties d’une industrie du football devenue mondiale.

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