Happy Birthday !

Par Bruno BELGODÈRE

La Premier League fête ses 30 ans. Créée en 1992, sur les cendres des catastrophes du Heysel (1989) et d’Hillsborough (1989), elle a débuté sportivement lors de la saison 1992/1993.

Depuis, la Premier League est devenue la seule ligue de football mondialisée. Ses concurrents sont la NBA, la Ligue des Champions ou la Formule 1. Les autres ligues européennes sont pour le moment loin derrière et, selon les projections, ne semblent pas pouvoir revenir au niveau de la ligue anglaise dans les prochaines années.

À travers 6 chiffres clés, revenons sur cette extraordinaire réussite :

  • 938 % 

C’est le taux de croissance des revenus générés par les clubs de Premier League (22 clubs lors de la saison inaugurale, 20 clubs aujourd’hui) entre 1992/93 (685 M£) et les revenus attendus en 2022/23 (7 110 M£). Le revenu moyen d’un club de Premier League est aujourd’hui de 243 M£.

Depuis la saison 1992/1993, les revenus de la PL n’ont cessé de progresser et beaucoup plus vite que les autres ligues européennes

  • 4 120 M€ 

C’est la valeur des droits audiovisuels de la Premier League qui se répartit entre 2 020 M€ de droits nationaux et 2 100 M€ de droits internationaux. La Premier League est la seule ligue européenne dont les droits internationaux sont supérieurs aux droits nationaux.

Sur le plan national, la Premier League bénéficie du soutien d’un opérateur historique (BskyB) qui, au fil du temps, a dû faire face à la concurrence sans pour autant baisser son engagement financier. Aujourd’hui, BskyB partage la diffusion du championnat avec Amazon et British Telecom.

Sur le plan international, la Premier League a pensé et appliqué depuis 30 ans une stratégie de développement des droits internationaux avec des horaires s’adressant au marché asiatique. Elle est aujourd’hui un produit phare pour les diffuseurs dans le monde entier. Cela permet aussi à la Premier League d’être moins dépendante d’un marché national qui pourrait être sujet à des ajustements du fait de la crise économique au Royaume Uni.

  • x 1,53

C’est l’écart multiplicateur entre les montants touchés par Manchester City (153 M£) vainqueur du championnat 21/22 et Norwich City dernier du championnat (100 M£) au titre des droits audiovisuels. Manchester City reçoit 1,53 fois plus de droits audiovisuels que Norwich. Le montant reçu par Norwich est presque deux fois plus élevé que le montant reçu par le PSG en 21/22 dans le cadre de la Ligue 1.

Cela fait dire à certains observateurs que le véritable enjeu pour un club professionnel anglais n’est pas de remporter un titre mais d’être membre de la Premier League.

  • 2

Depuis la création de la Premier League, le titre de champion a échappé au Big Six à deux reprises seulement. Blackburn Rovers en 1995 et Leicester City en 2016 ont réussi à remporter le titre au dépend d’un membre du Big Six.

Le « Big Six » regroupe Manchester City, Manchester United, Liverpool, Chelsea, Tottenham et Arsenal. Ils ont la particularité de gérer tous plus de 300 M£ de revenus et de représenter pratiquement 50 % des revenus de la Premier League. Historiquement, la Premier League a été organisée autour d’un big 4 qui était composé d’Arsenal, de Chelsea, de Liverpool et de Manchester United. Ils ont été rattrapés par Manchester City et Tottenham.

  • 14

C’est le nombre de votes nécessaires pour que les clubs de Premier League prennent une décision ou valident un projet. Dirigée par un comité exécutif de 3 personnes qui s’appuie sur 165 salariés, toutes les décisions stratégiques sont prises à la majorité de 14. Organisée sous forme de société commerciale, la Premier League est aujourd’hui le modèle de gouvernance le plus abouti de tout le football européen. Cette gouvernance est sans doute une des raisons de son succès.

  • 479 M£

479 M£ est le montant du résultat opérationnel de la Premier League en 2020/21. Le résultat opérationnel est la différence entre les revenus opérationnels moins les salaires et les coûts opérationnels. Le Big Six représente 67 % de ce résultat avec 297 M£.

Malgré ce très bon résultat opérationnel (à titre de comparaison sur la même période, la L1 a un résultat opérationnel de -1 158 M€), la Premier League a un résultat avant impôt de -669 M£. Cela s’explique par l’incorporation dans le calcul du trading des joueurs et de l’amortissement des contrats de joueurs.  La Premier League est le premier importateur de joueurs au monde. Ainsi, entre le 1er juin et le 1er septembre 2022, 422 joueurs sont arrivés en Premier League pour une valeur totale de 1 809 M$.

Sources : Deloitte, FIFA, Foot Unis

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