Transferts : à l’heure des changements structurels ?

Par Laurent NICOLLIN

Comme chaque saison de football professionnel, le 31 janvier marque la fin du « mercato » d’hiver. Dans ses règlements, la FIFA prévoit deux périodes au cours desquelles les joueurs peuvent changer de clubs afin d’éviter que la composition des équipes ne soit bouleversée en permanence au mépris de toute équité sportive. La plus longue, entre deux saisons sportives, se déroule l’été dans les championnats européens. Celle de la mi-saison s’achève à la fin du mois de janvier.

Cette période est aussi l’occasion de savoir si notre activité se porte bien, si les joueurs sont sollicités par d’autres clubs, s’il faut renforcer son équipe dans un temps sportif qui peut être difficile pour certains d’entre nous.

Les échanges que j’ai avec mes collègues présidents de clubs, la réalité économique des premières remontées de chiffres me font partager avec vous les constats suivants :

  • La période reste propice à des mouvements de joueurs mais plus souvent sous forme de prêt à un autre club qu’à des mutations définitives ;
  • L’absence de retour à des montants de mutation comparables à ceux que nous avons connus avant le Covid, bien qu’en progression par rapport à la saison dernière au cœur de la crise.
  • La force de la Premier League anglaise qui reste de loin la plus active des 5 grandes ligues européennes réalisant en valeur d’acquisition près de 50% du montant des dépenses d’acquisition intervenues dans les 5 ligues concernées soit 355 millions d’euros, contre 175 millions d’euros pour la Série A italienne, 75 millions d’euros en Liga espagnole, 65 M€ en France et 60 M€ en Bundesliga allemande[1];
  • Une tendance se dessine chez certains joueurs à refuser de répondre à des propositions de prolongation de contrat ou de mutation, préférant s’engager librement au terme de leur contrat dans un autre club.

Face à ce constat notre secteur entreprend des réformes qui devraient lui permettre de diversifier ses ressources et limiter ses dépenses, composées à près de 70% de la masse salariale sportive. Mieux former nos talents, réussir à les faire évoluer au sein de nos clubs, réduire le nombre de joueurs composant nos équipes, autant de challenges à relever en gardant un championnat attractif, un spectacle vivant qui enthousiasme 40% des français.

 

[1] Etude Deloitte sur le mercato d’hiver en Premier League

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