Par Laurent NICOLLIN

L’Observatoire du football du Centre International d’Étude du Sport l’a révélé récemment : derrière le Real Madrid et le FC Barcelone qui ont formé le plus de joueurs en activité (42) en 2021-2022 parmi les 98 clubs du Top 5 européen, l’Olympique Lyonnais est le troisième club le plus performant avec 32 joueurs formés. Suivent trois autres clubs français : le Stade Rennais, le Paris Saint-Germain (30 joueurs chacun) et l’AS Saint-Étienne (25 joueurs, à égalité avec Arsenal et Valence).

La présence de quatre de nos représentants dans ce classement représente un réel motif de fierté pour nous tous, présidents, qui œuvrons dans nos clubs pour assurer la formation et la promotion de nos jeunes. Elle est aussi la récompense d’un travail entrepris par le football français depuis des décennies.

Je veux rapprocher ces chiffres de deux autres qui m’avaient frappé lors de la Coupe du monde 2018. Sur les 736 joueurs ayant participé à la compétition, 52 étaient nés et avaient été formés en France. S’agissant toujours de la Coupe du monde, la France est d’ailleurs le pays qui a fourni le plus de joueurs de Coupe du monde au XXIe siècle (entre 2002 et 2018, soit cinq phases finales), avec 216 participants nés sur son sol, loin devant le Brésil et ses 148 joueurs, pourtant perçu comme le plus grand exportateur de talents.

Deux nombres record qui s’expliquent, bien sûr, par la qualité de notre système de formation. La façon dont les jeunes joueurs sont détectés et formés dans l’Hexagone est exemplaire, et l’efficacité de notre méthode est reconnue partout dans le monde. Aujourd’hui, 36 centres de formation sont agréés et accueillent environ 2 000 jeunes âgés de 15 à 20 ans. Ces jeunes vont y recevoir une triple formation : scolaire, sportive et citoyenne. Ils pourront y signer un contrat d’apprentissage de deux ans ou d’aspirant et poursuivre par un contrat de formation dit « stagiaire » d’une durée de trois ans, leur donnant droit à une rémunération. Puis, les meilleurs se verront proposer un contrat professionnel, que nous espérons pouvoir étendre de trois à cinq ans.

Au plan scolaire, nos jeunes connaissent un taux de réussite en mixant les trois types de Bac (général, technologique et professionnel) de 92% cette année. 40% de nos centres de formation affichent des taux de réussite de 100%, preuve que nous veillons aussi à l’éducation générale de nos élèves.

Ce système peut et doit être perfectionné. Nous y réfléchissons actuellement tant sur les critères d’efficacité que sur le nombre de contrats ou de conventions pouvant être conclus. Des améliorations surviendront sous peu, avec la ferme volonté de maintenir notre rang.

Mais je me réjouis encore davantage de la création prochaine de centres de formation pour les féminines, suite à des travaux entrepris avec l’aide de la Fédération, preuve que notre football avance avec détermination sur tous les terrains.

Bref, loin de se satisfaire de la situation, nous poursuivons dans la voie de la formation qui relève d’une stratégie réfléchie, cohérente et ambitieuse.

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