« – Votre pari est d’élever la qualité pour produire un spectacle qui attirera davantage de monde ?
– En Espagne, on ne travaille pas uniquement, je l’ai dit, en vue du samedi et du dimanche, jours de retransmission des matchs, mais pour la semaine entière afin de faire vivre la Liga chaque jour. Par exemple, on a conçu une série en six épisodes sur le football espagnol avec Amazon (ce que l’on a d’ailleurs aussi réalisé avec Manchester City), on en a déjà programmé une autre. Comprenez-le : il ne s’agit pas d’avoir une vision à 180 degrés, celle du week-end, mais de s’ouvrir un horizon à 360 degrés, tout au long de la semaine. C’est ce type de démarche qui renforce et prolonge le spectacle du week-end.
– Le football était gratuit, il est devenu payant. Y-a-t-il assez de pouvoir d’achat pour la population de pays comme l’Espagne ou la France pour qu’elle accepte de payer des abonnements pour voir du football ?
– Sauf un léger recul en Angleterre à l’occasion du dernier appel d’offres, les droits TV du football ont monté partout en Europe : en Espagne, en Italie, en France, en Allemagne aussi. C’est un mouvement général. On doit néanmoins tenir compte que la télécommande est un ennemi du football car les offres télévisuelles sont multiples et importantes, et le football doit être au niveau. Avec l’arrivée de Neymar en Ligue 1, Canal+ a vu augmenter son nombre d’abonnés. On assiste au même phénomène en Italie avec le transfert de Cristiano Ronaldo à la Juventus Turin. Ces transferts ne doivent pas profiter qu’aux TV et aux clubs concernés, mais à l’ensemble du football français ou italien : je pense à la promotion internationale qui est très importante. Pourquoi parle-t-on tant de Netflix ? Parce que Netflix est présent partout dans le monde ! Le football espagnol, ou le football anglais, y sont présents eux aussi. Pour le football français, cette influence reste à construire. Nous voulons nous y employer.
– Votre chaîne serait accessible en 2020 contre un abonnement mensuel de 25€, c’est ce que vous avez annoncé.
– J’ai évoqué le prix de 25€, qui correspond à un calcul du prix payé pour les droits et du réservoir de 3 millions d’abonnés. Mais si nous parvenons à séduire plus d’abonnés, le prix pourrait naturellement baisser. Quoiqu’il en soit, avec 4 millions d’abonnés, nous serons rentables. Il y a beaucoup de travail pour y arriver, mais c’est possible. Je suis optimiste.
– Pour que l’offre soit bonne, il faut des programmes. Pour l’instant, vous avez acquis les droits de la Ligue 1. Est-ce suffisant pour faire une chaîne ou allez-vous vous positionner pour d’autres droits ? L’objectif, c’est plus de football, plus de sport ?
– On a répondu à l’appel d’offres de la Ligue 2, on va voir le résultat le mois prochain. Notre volonté est d’offrir une vaste programmation aux téléspectateurs pour retenir leur attention, pas uniquement le week-end. En ce qui concerne les autres sports, notre expérience avec nos abonnés, c’est qu’ils ne veulent que du football. Il est vrai que le rugby, par exemple, est inconnu en Espagne ! »

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